Colors of My Wind

Souffle le vent sur les couleurs de ma pensée.. /Gone with the wind/

09 juin 2008

68/ Jamie Lidell - Album "Jim"

WARPCD160Jamie Lidell, ca vous dit quelque chose? Si ce n'est pas encore le cas, il FAUT que vous écoutiez son dernier album, Jim, qui est sorti en Avril 2008, composé de 10 pistes toutes aussi bonnes les unes que les autres, ou presque ^^. Je ne connaissais pas l'artiste, il y a encore deux jours (encore merci Juke pour la découverte =)), et waoh, j'en ai pris pleins les oreilles avec son dernier album. Selon Openmag:

C’est en 2005, après avoir été la moitié du groupe électro-funk Super Collider, que le public découvre l’extraterrestre Jamie Lidell avec Multiply, album entre funk et soul signé chez Warp. Enregistré en trois mois à Los Angeles avec les collaborations de Gonzo, Renaud Létand, Feist et Mocky à la production, le chanteur anglais revient aujourd’hui avec un puissant et spirituel nouveau disque. Intitulé de son propre surnom, « Jim » s’attaque alors à un monument du groove avec de la soul des années 1960 et 1970.

Le premier single "Another Day" sortira le 16 Juillet, et il est vraiment bon, quand j'ai entendu la musique, j'ai cru que c'était un African-American qui chantait (d'ailleurs, ca me perturbe de retrouver de plus en plus de "blancs" qui ont des voix chaudes comme les africains, je ne m'y retrouve plus entre ces belles voix =D). Les influences soul/groove sont très présentes dans l'album et les chansons sont vraiment dynamiques. Mes préférées sont "Another Day", "Figured me out" (ca fait tellement penser à Jamiroquai, tout, la rythmique, la voix adoptée, le tempo saccadé et electrique ^^. Avec parfois un fond sonore qui fait penser à l'air de "Remember the time" de Michael Jackson), et "Green Light". Bref, une belle découverte, à écouter ;). Maintenant, faudrait que je me procure l'album Multiply, l'artiste me plaît, il a un style musical bien à lui.

Le clip d'Another Day ci-dessous, c'est jouissif, les claquements de mains, le timbre de voix, la dynamique des instrumentales, les choeurs.. Je m'en lasse pas <3.

   

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05 juin 2008

67/ Point barre

Parfois, j'ai peur de mélanger l'être et le paraître.

Ou d'avoir confondu l'essence même d'une personne et ce qu'elle projette.

A vouloir trop en faire ou à focaliser sur un détail, d'en oublier l'essentiel. De faire une bêtise.

[It's over now but sometimes, I could feel the need to cry..] (ca fait encore un peu mal) (mais ca passera)

Posté par A Cloudy Dreamer à 18:16 - Personal Thoughts - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

66/ Le Parfum, histoire d'un meurtrier

Picture2Hum, je me rends compte que la section "Books" est très peu remplie. C'est pas faute d'aimer lire, bien au contraire pourtant, mais c'est vrai que cette année scolaire, le temps a manqué. Tiens, j'ai envie de parler du livre Le Parfum de Patrick Süskind aujourd'hui. Pour mon oral d'allemand ce semestre, on avait le droit de choisir un thème au choix, du moment que ca ait un rapport avec l'Allemagne. J'ai changé quatre fois de sujets pour finalement décider de parler du livre Das Parfum - Die Geschichte eines Mörders qui est un grand best-seller allemand qui a été traduit en plusieurs langues et vendus en millions d'exemplaires dans le monde.

Il faut dire que j'adore ce livre. J'ai d'abord vu le film qui m'a vraiment troublé, dérangé, attiré..marqué. Bien réalisé à mon avis, Tykwer, réalisteur allemand également, a bien saisi l'essence même du roman pour en faire une représentation cinématographique pas forcément complète (il manque des moments du livre, notamment le passage où Grenouille, le héros s'isole dans une grotte pendant 7 ans), mais très intéressante, très.. odorante si je puis dire. J'ai par la suite lu le livre. Pour résumer brièvement, je ne fais pas original, voici un extrait texto de la fiche Wikipédia:

Le roman raconte la vie de Jean-Baptiste Grenouille qui est décrit dès la première page du livre comme : « [un des] personnages les plus géniaux et les plus abominables de cette époque » un être dont le « génie et [l']unique ambition se bornèrent à un domaine qui ne laisse point de traces dans l'histoire : au royaume évanescent des odeurs ». En effet, Jean-Baptiste Grenouille, possède trois caractéristiques :

  • Jean-Baptiste Grenouille est un garçon (homme) dépourvu de tout sentiment et/ou de notion du bien et du mal. Il est habité par une âme limpide, vide de toute émotion. Il ne vit que par l'odeur, les phéromones, les arômes. Sans cette dimension, il ne serait rien.

  • Il n'a aucune odeur qui lui est propre, ce qui effraie les gens qui le rencontrent et le côtoient tout au long du roman. Cette absence d'arôme lui permet de passer totalement inaperçu auprès des gens. Par la suite, cette absence d'odeur, dont il ne se rend compte lui-même que très tardivement, sera compensée par la création de parfums créés à partir d'odeurs humaines plus qu'attrayantes, qui lui permettront d'être remarqué par les autres.

  • Il a un odorat excessivement développé qui lui permet de reconnaître les odeurs les plus imperceptibles et ainsi décortiquer chaque odeur en segments d'arômes. Dès le moment où Grenouille voit le jour, il perçoit et découvre le monde avec son nez, ce qui représente sa seule source de jouissance. Il a aussi une excellente mémoire olfactive : il est capable de se souvenir de toutes les odeurs qu'il a senties. De plus, il peut assembler mentalement des odeurs pour ensuite créer des parfums.

Ca donne envie de lire le roman, non? =) Ce roman m'a marqué pour plusieurs raisons:

1) Il aborde plusieurs thématiques. Comme on peut le constater en lisant uniquement l'extrait Wikipédia, le thème des odeurs est omniprésent, les odeurs sont constamment traitées par l'auteur. Le thème de la mort est aussi bien ancré dans l'histoire car tous les personnes qui fréquentent à un moment ou à un autre Grenouille meurent par la suite (Grenouille lui-même finit par mourrir d'une façon plutôt affreuse ^^"). Tout le long du roman, Grenouille apprend, il n'y a que par l'apprentissage qu'il peut progresser et il apprend constamment comment capturer au mieux les odeurs et comment créer les parfums, pour finalement réussir à créer LE parfum ultime. Le roman est aussi bien "balancé" entre les thématiques de l'amour et de la haine. En fait, il faudrait plutôt parler d'un manque d'amour dans ce livre, car Grenouille n'est pas aimé, dès sa naissance, sa mère tente de le tuer, et Grenouille ignore ce que c'est que d'être aimé, c'est pourquoi il cherchera tout le long à créer un parfum pour être apprécié et aimé des autres, être comme eux, parce qu'il est différent. Grenouille n'éprouve pas vraiment de haine pour les autres non plus, tout du moins au début, mais par la suite, il va se rendre compte qu'il n'aime pas les autres.

Picture32) Le personnage principal, Jean Baptiste Grenouille. Grenouille est un des personnages de roman qui m'a le plus marqué, car il est vraiment TRES intéressant. En effet, on peut se demander si c'est un héros ou plutôt un anti-héros car il a des capacités qui font de lui un vrai héros (la création du parfum ultime qui déclenche l'amour des autres ou encore le fait qu'il survit à tout), mais en même temps, c'est un tueur et en plus c'est un être très égocentrique qui s'estime énormément. Est-il coupable ou victime aussi, dans ce livre? D'accord, il tue une vingtaine de jeunes filles, ce qui fait de lui un tueur redoutable, mais en même temps, c'est quelqu'un qui souffre tout le long d'un manque d'amour flagrant de la part d'abord de sa mère, mais aussi des autres qui le rejettent à cause de sa différence. Et aussi, personne ne lui a expliqué à un moment ou à un autre les notions de bien et de mal, quand Grenouille tue, il ne le fait pas par méchanceté, si je puis dire. En fait, il est très difficile de dire si Grenouille est un héros ou un anti-héros, un coupable ou une victime, je pense qu'il a volontairement été "dessiné" par Suskind comme un personnage ambigu, tiraillé de deux côtés, ce qui le rend particulièrement intéressant. Pour ma part, je pense que si Grenouille était dès le départ aimé et choyé, il aurait pu exploiter son don au service des autres et j'ai de la pitié/compassion pour ce personnage, mais ce n'est que mon avis =).

Picture13) La façon de traiter le sujet et d'écrire de l'auteur. On remarque que Süskind s'efface quand il écrit, afin qu'on soit peut-être plus proche de l'histoire et des aventures de Grenouille. De même, il ne donne pas son avis, ne prend pas position en disant si ce que fait Grenouille est bien ou pas, ni s'il approuve ou non les actes de son personnage principal, ce qui nous permet d'avoir notre propre avis. Aussi, ce qui est particulièrement intéressant, c'est cette façon bien à lui d'aborder les odeurs. Jamais un auteur n'a traité les odeurs dans un livre de cette façon. En général, quand on lit, l'odorat est très peu sollicité, or ici, c'est le contraire, c'est comme si l'auteur nous invite à une expérience inédite, à la fois visuelle (lire) mais aussi olfactive. Les odeurs sont tellement bien décrites qu'on sent presque les choses écrites, quitte à être parfois émerveillé, mais aussi parfois dégouté par certaines odeurs. Incroyable =)! 

En bref, je vous recommande ce livre =). Je crains d'avoir un peu spoilé ici et là ^^", mais vraiment, c'est qu'il m'a marqué et en vaut vraiment la peine, je pense qu'il marque par son originalité et cette façon d'aborder les odeurs principalement. Par contre, je ne garantie pas qu'il vous plaise, en fait, il est quand même un peu dérangeant, et y'en a certains qu'il rebute, moi je le considère comme un chef d'oeuvre littéraire. Pour finir, je vous laisse avec un extrait du livre qui est sûrement mon préféré, pour son côté poétique qui laisse aussi à réfléchir ;):

"Car les hommes pouvaient fermer les yeux devant la grandeur, devant l'horreur, devant la beauté, et ils pouvaient ne pas prêter l'oreille à des mélodies ou à des paroles enjôleuses. Mais ils ne pouvaient se soustraire à l'odeur. Car l'odeur était soeur de respiration. Elle pénétrait dans les hommes en même temps que celle-ci; ils ne pouvaient se défendre d'elle, s'ils voulaient vivre. Et l'odeur pénétrait directement en eux jusqu'à leur coeur, et elle y décidait catégoriquement de l'inclination et du mépris, du dégoût et du désir, de l'amour et de la haine. Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le coeur des hommes."

Posté par A Cloudy Dreamer à 17:47 - Culture according to Nathy - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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